Article rédigé par l’équipe de miboue.com

Le principal affluent de l’Ogooué et ses origines

S’étendant sur le quart nord-est du pays, l’Ivindo s’impose comme l’affluent le plus important de l’Ogooué, avec un bassin versant total impressionnant de 62 700 km². Il s’écoule entièrement sur les formations granitiques anciennes du Précambrien inférieur.

Le fleuve naît de la confluence de deux branches-mères majeures : l’Ayna et le Djouah. Son bassin supérieur, correspondant à ces deux rivières, forme une vaste pénéplaine marécageuse d’environ 10 000 km² située entre 500 et 600 mètres d’altitude. L’Ayna, considéré comme le bras principal, prend sa source dans le nord du pays à 750 mètres d’altitude. Jusqu’à Makokou, l’Ivindo présente un cours très sinueux et une pente relativement faible, en particulier après la confluence entre le Djouah et l’Ayna.

Dans ce haut bassin, le réseau hydrographique accueille :

  • Sur la rive gauche : un affluent important, le Djadié (bassin versant de 4 500 km²).
  • Sur la rive droite : la Nouna, le Nsyk et l’Aroua.

Un cours inférieur spectaculaire et tumultueux

À partir de Makokou, le bassin de l’Ivindo atteint 25 000 km². Son profil change radicalement pour devenir très accidenté sur une portion d’environ 115 kilomètres menant jusqu’à l’Ogooué. La pente moyenne sur ce tronçon s’élève à 2 m/km, donnant naissance à sept chutes remarquables dont les plus spectaculaires par leur hauteur sont :

  • Kongou (50 mètres)
  • Mingouli (43 mètres)
  • Kouata Mango (33 mètres)
  • Tsengué-Lélédi (22 mètres)

Sur cette portion finale, le fleuve est alimenté par de puissants affluents :

  • Sur la rive gauche : le Liboumba (bassin versant de 6 050 km²) et le Mounianzé (bassin versant de 6 550 km²).
  • Sur la rive droite : le Mvoung (bassin versant de 9 900 km²).

L’Ivindo achève son parcours en rejoignant l’Ogooué à quelques kilomètres en amont de Booué, façonnant l’un des paysages naturels les plus grandioses et sauvages du Gabon.