Une double partition fluviale

Le réseau hydrographique gabonais se distingue par une remarquable diversité géologique et morphologique. On peut ainsi classer l’ensemble des cours d’eau du pays en deux grandes séries distinctes : ceux qui drainent les formations précambriennes et ceux qui s’écoulent sur les terrains sédimentaires côtiers.

1. La première série : Les fleuves du socle précambrien

Cette première catégorie regroupe les cours d’eau nés sur les formations anciennes, dont certains parcourent le territoire national avant de rejoindre l’océan :

  • Le Ntem et le Woleu : Des fleuves majeurs dont seuls les cours amont se situent au Gabon, marquant profondément les paysages du grand Nord.
  • La Noya : Un fleuve côtier aux caractéristiques typiques de la région.
  • Le Komo : Grossi par la Mbei, il offre l’un des bassins les plus remarquables du pays, dont l’estuaire s’ouvre entièrement dans les sédiments côtiers pour former ce que l’on appelle l’Estuaire du Gabon.

2. La seconde série : Les cours d’eau des sédiments côtiers

Plus au sud et à l’approche du littoral, la physionomie change pour laisser place à des systèmes fluviaux étroitement liés aux lagunes et aux zones marécageuses :

  • Les fleuves de l’estuaire : Du nord au sud, on rencontre le Remboué et la Bilagone, qui viennent se jeter directement dans l’Estuaire du Gabon.
  • Le réseau des Rembos : Entre Port-Gentil et Mayumba, une multitude de « Rembos » se déversent dans les lagunes côtières. Parmi les plus emblématiques figurent le Rembo Kotto, le Rembo Nkomi, le Rembo Eschira et le Rembo Ndogo.

Cette mosaïque fluviale, façonnée par les contrastes géologiques du Gabon, illustre la richesse et la complexité des écosystèmes aquatiques du pays.

Article rédigé par l’équipe de miboue.com