Les Chutes de Djoumou, une des attractions de la province touristique du Haut Ogooué

Situé à moins de 20 kilomètres du chef-lieu de la province du Haut-Ogooué,
l’endroit est paradisiaque.
La destination se trouve à environ 18 kilomètres au sud-est du chef-lieu du département de la Mpassa. En décidant de s’y rendre, le touriste doit s’attacher les services d’un autochtone qui le conduira sur la piste de Kessala. TRÉSORS CACHÉS. Cela est d’autant plus nécessaire qu’il n’existe aucune indication pouvant lui servir de repère, même s’il y est déjà allé. Les villageois déviant, chaque année, les pistes à cause de leurs travaux champêtres. Seul ce guide peut vous indiquer donc l’endroit où il faut stationner le véhicule et le chemin à emprunter, jusqu’aux chutes de Djoumou.
D’ailleurs, immédiatement, l’accompagnateur vous fait emprunter un petit chemin qui aboutit dans une des nombreuses plantations du coin. Le long du parcours, le visiteur ne peut se priver de contempler la multitude d’arbres abattus par les paysans et les nombreux petits oiseaux qui tentent de trouver une pitance dans ces espaces de terre, nouvellement brûlés ou à peine semés. Le chemin se poursuit en descendant la colline. Il faut explorer le bois pour se frayer une voie permettant d’atteindre les chutes. Il y existe effectivement des pistes conduisant vers des « trésors cachés ».
Au milieu d’une forêt pas dense mais au feuillage multicolore, à l’orée des plantations. Au milieu de ces boqueteaux, le promeneur peut maintenant savourer ces moments. Il est préférable de commencer l’exploration à droite de la piste. Au bout de quelques centaines de mètres, l’on se retrouve au sommet des chutes de Djoumou. De là, on a une magnifique vue panoramique du site visité.

INVITE. Il faut dire que cette période de saison de pluies est propice à une évasion dans cette partie de la province du HautOgooué. Le débit d’eau étant important, le spectacle qu’offre les chutes au visiteur est sublime. Im possible de résister à la tentation d’une prise d’images tant, en bas des chutes, il s’observe une pluie fine formée par l’écrêtement des vagues et du vent. Ce spectacle est, en réalité, dû au jet d’eau des chutes. Le bruissement produit par le jet d’eau est impressionnant. L’autre motif d’admiration de cette merveille de la nature est sa formation, audelà de l’importante masse d’eau qui tombe toutes les secondes. Au bas des chutes, une rivière assez large. Mais également, au milieu, une forêt qui, trouée, laisse l’eau passer tranquillement. Avant de regagner Franceville, le visiteur peut continuer sa randonnée jusqu’en bas des chutes. Et c’est ici que l’on peut les voir dans toute leur immensité. Sur une plage aux eaux ondulées. Avec des couleurs variées. Comme s’il s’agissait d’une œuvre du célèbre peintre Picasso.

OCCASION UNIQUE. Il est possible d’aller d’une rive à l’autre de la rivière. Il suffit d’enjamber des troncs coupés et entassés sur place. Attention, toutefois, à ne pas perdre l’équilibre. Mais aussi aux bestioles piqueuses. Parce qu’elles sont dans leur territoire. Assis au bord de l’eau, le touriste pourra contempler de petits morceaux de bois emportés par les eaux. A l’ombre d’un palmier isolé. A moins de trouver une place au milieu d’une rocheuse plateforme filtrant l’eau douce qui remplit la rivière. La nuit tombée, il faut penser à retourner en ville. Probablement pour une virée au quartier PotoPoto, communément appelé Potos. Ensuite Libreville. Le train de voyageurs est disponible le dimanche soir. Le long du voyage entre les gares ferroviaires de Yené et Owendo, ressasser ces magiques moments passés au bord des chutes de Djoumou. L’occasion est certainement unique.
Source : L’Union

Laisser un commentaire