
Grâce aux multiples affluents venant de toutes les zones climatiques du pays, l’Ogooué est le fleuve le plus complexe du Gabon.
En effet, au confluent de l’Ogooué avec l’Ivindo, le bassin de l’Ogooué voit doubler sa superficie et son débit passe de 1 700 m 3/s en amont du confluent à 2 700 m3/s en aval, soit 21 l/s/km².
Après ce confluent, l’Ogooué s’engage dans une zone relativement sèche de plus de 12 000 km², comprise entre Lastourville et Ndjolé, continue de grossir en recevant encore des cours d’eau plus abondants (Okano, Offoué).
Mais il voit son débit spécifique descendre jusqu’à 20,5 l/s/km² à Ndjolé. Enfin, la réception d’affluents tels que la Ngounié et l’Abanga provoque une augmentation non seulement du module brut, mais également du module spécifique.
Aussi, ceux-ci se chiffrent respectivement à 4 706 m3/s et 23,1 l/s/km² à Lambaréné.
Ces valeurs sont parmi le plus élevées de la zone intertropicale pour un bassin versant de plus de 200 000 km². C’est à Lambaréné qu’il est intéressant de considérer le régime de l’Ogooué. Car la conjonction des eaux de toutes les zones climatiques achève de donner à ce cours d’eau la plus grande complexité.
L’année hydrologique débute et double en octobre avec un débit de 4 260 m3/s. L’écoulement atteint sa valeur maximale en novembre (7 581 m3/s) ; en décembre, le volume des eaux décroît peu (7 107 m3/s).
Les basses eaux de la grande saison sèche prennent place avec beaucoup moins de brutalité. En conséquence, le coefficient de débit s’établit à 0,98 en juin à Lambaréné.
La chute est beaucoup plus marquée à partir de juillet (sécheresse sur presque tout le pays).
Mais le niveau de l’étiage principal est plus élevé que pour la plupart des stations gabonaises : 0,41 comme coefficient de débit en août et septembre contre 0,24 pour la Nyanga.
Les crues sont modérées et surviennent vers la fin de chaque saison pluvieuse, la première l’emportant sur la seconde.
La crue la plus puissante de l’Ogooué à Lambaréné date des 17-18 novembre 1961 (13 500 m3/s).
L’amplitude maximale entre les crues interannuelles est faible : le rapport entre la crue la plus puissante et la crue la plus faible est de 2.
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Source :
MINISTERE DES EAUX ET FORETS, DE LA PECHE, DU REBOISEMENT CHARGE DE L’ENVIRONNEMENT ET DE LA PROTECTION DE LA NATURE (Novembre 1999). STRATÉGIE NATIONALE ET PLAN D’ACTION SUR LA DIVERSITÉ BIOLOGIQUE DU GABON

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