
Les premières résistances populaires gabonaises à la pénétration française datent de la grâce à la « diplomatie du cadeau” et à la “politique de la canonnière” de l’Administration coloniale à être repoussés par les populations de l’Ogooué.
En 1875, Brazza, accompagné de Ballay, au Sénégal, sont attaqués par les populations Apfourous sur les bords de l’Alima ; ils ne découragèrent pas l’explorateur qui entreprit un deuxième voyage (1879-1882), puis un troisième (1883-1885) qui aboutira à la création de la colonie du Gabon et de la colonie du Moyen-Congo.
Après les voyages de Brazza, la pénétration et l’occupation de nouvelles terres à l’intérieur activa les mécontentements populaires.
La colonisation de ce fait devint plus violente à l’égard des populations signalées comme rebelles à l’administration.
En 1882, dans I’Ogooué-Lolo, les Awandji interdisent l’accès de leur pays aux Européens. Une petite guerre s’imposait.
En 1877 l’administrateur Fourreau arrêta le chef de la révolte Pbamba qu’il fit exécuter.
Aussitôt toute la région de Lastourville à Moanda (pays Awandji) se souleva contre les Français.
Il leur fut impossible de se déplacer sans escorte militaire.
En 1896 au mois d’août, les Awandji prirent d’assaut le poste français de Lastourville et à leur tour exécutèrent l’administrateur français.
Dans les années 20, Wongo, chef des Awandji, s’opposera encore aux Français jusqu’à sa défaite en 1929.
Dans le sud-ouest et du côté de Mayumba, les populations Vili, sous la bannière du chef Mbuku s’opposèrent, armes à la main, à la pénétration française.
Le lieutenant Weistroffer, à la tête de plusieurs fusils, envoyé pour mater la rébellion fut battue et ne dut son salut qu’à un détachement envoyé en renfort.
Face à un ennemi supérieur en nombre et mieux armé, et malgré une résistance héroïque, les Vili furent battus et leurs villages rasés et brûlés.
Weistroffer et ses troupes furent encore battus par un autre chef Loango, Dinde, dont l’influence s’étendait de Mayumba à Loango (actuelle République du Congo).
En 1894 une querelle avait opposé le roi de Mayumba, Manimitchindu, aux Français. Ceux-ci lui reprochaient son indépendance vis-à-vis de l’administration. Un bataillon sous les ordres de l’administrateur Foret fit mouvement vers le village du roi Vili. Manimitchindu s’organisa pour la guerre, mais ses hommes furent battus et balayés. Ils ne durent leur salut qu’à la fuite.
La colonie, décidée à en finir avec ces nombreuses rébellions, se lança à la poursuite des fuyards qui remontaient vers l’intérieur.
Mais en pénétrant dans le pays Bapounou (région de Tchibanga-Mouila), elle se heurta aux hommes du chef Ibobu, roi du Murindi, qui la défit et l’obligea en toute hâte à rebrousser chemin et à rejoindre la côte.
Malgré ces revers et demi-succès, la France, désireuse de pacifier et d’intégrer à son empire les différents territoires ou régions du Gabon, ne désarmera pas.
Au début du XXe siècle, un vaste plan de pacification des régions rebelles fut mis en chantier par les responsables coloniaux.
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Source :
Un homme, un pays, EL-HADJ OMAR BONGO, LE GABON, Collection : Etats africains d’hier à demain, Les Nouvelles Editions Africaine.
Lettre de l’administrateur de Loango au Sous-Secrétaire d’Etat : 4 mars 1885 Ansom Gabon-Congo IV-16 (Mboumba Florent) Op. Cit.

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