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Les flancs de la colline sont recouverts de fougères et de mousses dans lesquelles émergent des arbres géants. Le vert tendre de la colline est cassé par cette faille claire et lumineuse d’où l’eau semble surgir des entrailles de la terre.

Cette chute ainsi qu’une deuxième chute, à 500 mètres environ, délimitent une île qui est enserrée dans les 2 bras du fleuve, qui se rejoignent plus bas.

Pour atteindre la deuxième chute, il faut traverser le premier bras du fleuve Dji-Dji. On descend donc au bas de la colline, sur 2 à 300 m, jusqu’à finalement aboutir sur la berge du fleuve, juste à côté d’une saline dévastée par les éléphants. Au bord de l’eau, il s’agit d’une vaste parcelle de de plus de 15m de long, sur laquelle les éléphants ont creusés la terre en profondeur. De ces grottes creusées sur plusieurs mètres de profondeur, sortent des entrailles de la terre de la boue qui leur apporte des sels minéraux. Cette mixture nutritive attire les pachydermes et peut-être même d’autres mammifères. Cette saline est un gros ergot ocre dans la berge sombre du fleuve.

L’îlot  est un repaire à éléphants. Il est constellé de pistes tracées dans la végétation, qui nous facilite grandement le passage. Très peu de coup de machette sont nécessaires. On trouve de nombreux excréments que les pachydermes ont laissés sur place.

Cette deuxième chute est complètement différente de la première. Autant la première est relativement étroite, avec une masse d’eau énorme, autant celle-ci est un vaste cirque en demi-cercle de plus de 150 ou 200m de diamètre. Sur cette circonférence, il y a une dizaine de chutes secondaires qui se fraient un chemin sur les 60m de hauteur.

Le débit doit être sensiblement le même sur ce bras du fleuve, avec la différence importance, qu’ici, il est réparti entre plusieurs chutes. Il s’agit en fait d’un ensemble de chutes juxtaposées. En bas du cirque, de l’autre côté de la rivière naissante qui se jettera 500m plus bas dans le fleuve principal, il y a une vaste plateforme rocheuse recouverte de mousse et d’arbustes avec des fleurs roses. Une pluie continuelle tombe sur une couverture végétale humide. Ce sont les embruns de la chute qui laissent sur les feuilles des grosses feuilles, des myriades de gouttelettes d’eau comme des perles de rosée.

L’endroit est grandiose et servirait de carte postale pour illustrer le paradis avec l’abondance d’eau. D’après nos guides, il existe une troisième petite chute, mais qui ne présente pas d’intérêt.

Source : Carnets de voyages de jeanlou


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