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Le Bwiti est un ordre essentiellement masculin. On y entre par une initiation pénible dans laquelle l’iboga, plante aux effets hallucinogenes, joue un grand rôle.

Celle-ci s’accompagme d’un véritable apprentissage où, par degrés, les candidats puis les initiés acquièrent des connaissances sur la nature de lhomme, le monde de la vie, le cosmos et tout ce qui compte dans le fonctionnement de la société.

Dans le Bwiti, il y a trois catégories d’initiés : les Povi ou maitres du temple qui président les séances et procèdent aux cérémonies initiatiques; les nyima-nakomwé, les simples initiés; enfin les auditeurs, ceux qui, ayant mangé l’ iboga, ne font cependant qư’assister aux rituels, les banzi. Les rituels se déroulent le plus souvent dans le temple ébandza, toujours abondamment decoré, en particulier de sculptures.

GENESE DU BWITI AU GABON

Au commencement, c’est-à-dire l’esprit détenteur du savoir et de valeurs humaines étaient avec les femmes, elles célébraient Dissoumba, la mère par une danse religieuse et joyeuse aussi. Les hommes amusés voulaient y participer les femmes leur apprirent alors la danse l’ancêtre mal, Nzambé Kana, le créateur du premier village apparut alors aux hommes, il leur demandât alors de chercher à le découvrir à travers l’iboga, une plante sacré de la forêt mais cela supposait que les hommes devaient tuer Mbomo le serpent gardien de l’iboga pour parvenir à s’approprier toutes ses vertus.

Les hommes accomplirent la volonté de Nzambé Kana et le Bwiti fut la propriété des hommes.

Le Bwiti appartenait au départ au seul monde des Pygmées du Gabon, dont il était la conception religieuse de l’invisible et du divin, sous uneforme certainement non ritualisée. Ce monde, les Pygmées y avaient accès de façon empirique grâce à la manducation de bâtonnets de racines d’iboga dont les effets se font sentir à divers degrés.

C’EST QUOI L’IBOGA ?

La plante Iboga joue un rôle central dans le Bwiti, car elle permet aux initiés de voyager spirituellement. Les initiés consomment ses racines en général.

L’iboga ou Tabernanthe iboga, est une espèce de plantes à fleurs dicotylédones de la famille des Apocynaceae, sous-famille des Rauvolfioideae, qui poussent en majorité en forêt équatoriale au Gabon mais également dans les périphérie des villes de ce pays. C’est un arbuste qui peut atteindre six mètres de haut avec de fruits verts et jaunes. L’Iboga est une plante chlorophyllienne.

L’Iboga est un arbuste de la famille des apocynacées. Il porte des petites fleurs blanches et des fruits jaunes d’or mais l’iboga ce n’est pas qu’un simple arbuste parmi tant d’autre, la racine d’iboga le bois sacré est la plante d’initiation par excellence, l’absorption maitrisée de cette plante par les seuls initiés et les bandzi conduit à un état favorisant l’accès à la lumière un moyen pour rencontrer les ancêtres et accéder à la sagesse.

Les plantes de la forêt fournissent les attributs indispensable des rites depuis les costumes pour les danseuses cérémonies jusqu’aux boîtes à bieries destiné à contenir les cranes, les crânes, ossements des grands ancêtres en passant par les brodeuses initiatique certain fars de rituel, les instruments de musique, les statuettes et les masques sans parler des temples tout n’est que bois, fibres, écorces, racines, feuilles, poudre végétales.

L’Iboga est la plante la plus représentative de la spiritualité gabonaise. Enseigné par des pygmées, peuple de la forêt par excellence, l’iboga est une plante qui a fait l’objet depuis la fin du 19e siècle d’une recherche médicale pour ses qualités antidépressives et pour son action dans le traitement des toxicomanes.

Après la cueillette de l’iboga intervient la 2e phase c’est celle de sa préparation dont on utilise que la première couche de l’iboga le reste de la racine est inutilisable.

L’iboga y est consommé en très grande quantité.

A faible dose (une lamelle de la surface d’un doigt), l’iboga provoque un accroissement de la perception qui permettait aux chasseurs de mieux sentir le milieu forestier ; ensuite il a un effet stimulant qui permet de rester éveillé plusieurs jours d’affilée. Cet effet, qu’Haroun Tazieff avait éprouvé en escaladant un volcan sous iboga, était déjà bien connu des Occidentaux qui en avaient conçu un dérivé pharmaceutique dans les années 1950 : le Lambarène (laboratoire Houdé), vendu jusqu’en 1967 et finalement retiré du marché du fait de stimulations cardiaques excessives chez certains usagers.

A plus haute dose, l’iboga provoque de très fortes nausées, des vomissements et un état d’asthénie musculaire durant lequel des visions se manifestent en nombre.

Pendant l’initiation, les doses peuvent atteindre plusieurs corbeilles et entraîner des états comateux dont les initiés reviennent avec le sentiment d’être « passés de l’autre côté », d’avoir fait une approche de la mort, ce qui est généralement douloureux et éloigné de toute impression de plaisir. Ce « passage de l’autre côté », censé permettre une révision de la vie, mais aussi donner des clefs pour le futur est le but recherché de l’initiation, qui n’a généralement lieu qu’une fois dans la

vie. Les effets bouleversants de cette étape sur le plan existentiel expliquent pourquoi le culte a essaimé dans toutes les ethnies gabonaises.

L’utilisation de la racine d’iboga est connue des Pygmées depuis des temps immémoriaux. L’archéologue Richard Oslisly a confirmé récemment en avoir retrouvé la trace par anthracologie dans des charbons de bois de plus de deux mille ans ! Pourtant les Pygmées semblent n’avoir ouvert leur connaissance du « Bois » aux groupes les plus proches qu’au milieu du XIXe siècle.

Les premiers auraient été les Apinji, littéralement la forêt, et plus précisément le clan des Apinji Mokodo. Le mythe veut que les Apinji aient cherché à entrer en contact avec le royaume des morts.

Pour ce faire, ils auraient absorbé des quantités plus importantes de Bois, et auraient conséquemment créé les premières formes rituelles du culte

afin de se protéger des risques accrus.

Après les Apinji, le Bwiti s’est en effet transmis aux Simba, leurs cousins. Puis aux Mitsogho et aux Masango, peuples forestiers bantous du centre du Gabon qui ont phagocyté les Apinji, et ont encore davantage formalisé les différents rites. Ces peuples du centre du pays ont aussi constitué la langue du Bwiti, le Motimbo, à partir de tous les glissements sémantiques possibles de leurs propres langues.

Ce qui explique pourquoi l’étymologie du Tsogho est précieuse pour discerner les concepts du Bwiti.

Ensuite le Bwiti a touché les Puvi, Vili, Okandé, Bapunu, Eshira, Myéné, etc., et finalement le groupe Fang dont le premier converti aurait été Ntutume Nze Mvame en 1890.

La conversion massive des Fang aurait eu lieu après les grands chantiers forestiers de 1927 ; et leur groupe s’étendant au nord du Gabon au-delà de la frontière, le Bwiti s’est alors répandu jusqu’au Cameroun.

La diffusion du culte d’une ethnie à l’autre a entraîné la création d’une myriade de communautés du Bwiti qui sont autant de syncrétismes, aussi bien avec des cultes d’ancêtres préexistants (tel le Byeri des Fang, dans lequel la plante maîtresse était alan) qu’avec le christianisme que la colonisation tentait d’implanter.

QU’EST-CE QUE LE BWITI ?

Le Bwiti est une société initiatique secrète,  très ancienne dont le but est à la fois de développer des souvenirs que l’on doit aux ancêtres afin de transmettre un ensemble de connaissances. Il confère aux initiés une connaissance infiniment plus grande que celle des autres hommes.

 La racine étymologique du mot Bwiti, selon M. Okaba, linguiste originaire des Monts du Chaillu, serait une déformation du mot tsogho bo-hete : « émancipation », « libération d’un fluide ». Le Bwiti serait donc littéralement ce qui permet à l’homme de gagner sa liberté.

On entre dans le bwiti par une initiation reposant sur un véritable apprentissage qui se déroule tout au long de la vie des candidats. Les initiés acquièrent des connaissances sur la nature, l’homme, le monde, la vie et le cosmos et tout ce qui est important dans le fonctionnement de la société.

Le Bwiti était jadis une ordre exclusivement masculin qui fut introduit au Gabon par les Apindji, Simba, Pové et les Mitsogo. Ces peuples étaient installés à l’origine dans la région montagneuse du centre et ensuite progressivement répandue dans la plupart des provinces du Gabon en particulier L’Estuaire, l’Ogooué Maritime, le Moyen Ogooué, la Ngounié, et l’Ogooué LOLO.

Le Bwiti est une philosophie de la libération ; il permet à l’homme d’échapper à la matière, de devenir un banzi, littéralement “celui qui a éclot, qui est sorti de sa coque” en langue tsogho. Et cette philosophie est fondée sur eboghe, “ce qui soigne” (l’iboga), maganga “ce qui permet à l’être de se renouveler”, et kangara, “réchauffer, régénérer” (la connaissance des plantes). » Paroles de M. Hamidou Okaba.

LES BRANCHES DU BWITI AU GABON

Le Bwiti a deux (2) branches principales : LE DISSOUMBA et le MISSOKO.

Le DISSOUMBA est une pratique à vocation philosophique centrée sur la spiritualité. Il connaît plusieurs variantes Dieya, Nyobé ou la plus récente la variante Fang qui intègre les éléments du christianisme.

Le MISSOKO est une branche thérapeutique très marquée elle est aussi appelée « Bwiti » de guérison.  

CÉRÉMONIES DU BWITI

Les cérémonies du Bwiti, habituellement,  se déroulent à l’occasion de l’initiation proprement dit, une réjouissance, un deuil ou tout autre événement majeur. Au cours des diverses cérémonies, les masques appelés MIGOUNDZI (apparition) se manifestent.  Ces masques représentent les esprits de la nature et ont pour qualité : le savoir et la sagesse. Cependant, nul ne sait avec exactitude, quand est-ce qu’ils vont apparaître, ni d’où ils vont surgir, pendant la cérémonie.

Au cours du parcours initiatique les initiés du bwiti accèdent à différents grades qui sont fonction du degré des connaissances acquises et du niveau de pratique ainsi Banzi désigne le garçon en phase initiation puis il accède au cours de sa vie d’initié au grade de nimba puis plus rarement à celui de kombé.

MUSIQUE ET CHANTS

La musique et les chants ont une importance capitale dans la pratique du Bwiti, le Béti ou joueur de Ngombi, la harpe sacrée et le Yèmbè, celui qui lance les chants, Le maître de cérémonie dans le déroulement des rituels.

ROLE ET UTILISATION DU NGOMBI OU HARPE À 8 CORDES DANS LE BWITI

Le Ngombi, harpe à 8 cordes est le symbole d’âme du bwiti elle est la représentation du corps de la femme dont le premier ancêtre DISSOUMBA est représenté par une tête humaine au sommet de la caisse de résonance parfois la harpe est androgyne avec une tête féminine et un socle en forme de jambes pourvu d’un sexe masculin.

La voix du Ngombi est celle du ronflement des chutes ou vivent les génies. C’est l’instrument essentiel qui permet la communication entre le monde des hommes et celui des esprits bien au-delà des chants et des mots, la mélodie issue du Ngombi est la langue du rituel par excellence.

La harpe est la mère de toute chose, le Béti en jouant fait vibrer les cordes des notes harmonieuses qui symbolisent la naissance de chaque être, de toute chose qui constitue l’univers.

PYGMÉE BOUSSENGUÉ

Le pygmée Boussengué était parti en forêt pour y cueillir des fruits sauvages et il grimpa sur l’arbre qui poussait dans des endroits humides, il fit une chute, ses pieds restaient accrochés dans une branche fourchue et ses intestins se rependirent jusqu’au sol pénétrant dans la terre.

C’est là l’origine des Unumas ses racines aériennes dont on fait les cordes de la harpe spirituelle elle descend du ciel et pénètre au plus profond de la terre.

LE MOUNGOGO

Il y a d’autres instruments de musique : le Moungogo l’arc sonore musical joué en solo au cours de la période d’initiation, il est également utilisé pour accompagner les récits mythiques, il est l’instrument privilégié du Bwiti Missoko, le Bwiti dit de guérison.

OBAKA

L’Obaka, la tringle sonore symbolise la colonne vertébrale et les rotules du premier ancêtre mal de l’humanité résonne les tambours dont le son est comparé à la voix des génies.

TAMBOURS

Les tambours à membrane recouverte de peau de céphalote, il en existe deux types de longueurs et de grosseur différentes: un male et une femelle décorer ou non de figurines humaine ou animale et se frappe les uns avec la paume de la main les autres avec des baguettes.

CLOCHES

Les cloches, elles traduisent les battements du cœur, les cornes servent à l’appel des vivants et des morts pour participer à la cérémonie.

SONNAILLES

Les sonnailles que les danseurs se rattachent à la ceinture, aux chevilles et aux poignets.

SOKET

Le soket ou ochet est comparé à la fois aux cris du tisserin et aux frottements de la queue du porc-épic.

MBANDJA OU ABEIGNE

Le Bandja est le lieu de culte construit dans le village dans lequel se déroule les séances publiques des cérémonies du bwiti. Traditionnellement, il s’agit d’une case rectangulaire fermée sur les côtés et sur le fond par des cloisons d’écorces.

Avec son toit penché vers l’avant il laisse à peine entrevoir le poteau sculpté de part et d’autre vous pouvez remarquer une colonne dont la base est sculptée elle aussi d’un côté elle représente l’homme de l’autre la femme.

Ses deux colonnes fixent les limites d’accès pour les profanes, le bandja est composé d’une seule pièce avec les bancs latéraux s’installent les participants à gauche Bandzi et profanes à droite les anciens initiés au fond les musiciens et les grands initiés on pénètre toujours par la droite et avant d’y entrer il faut saluer le Bwiti.

L’intérieur du mbandja reflète les conceptions philosophiques et religieuses de la société initiatique avec le pilier principal sculpter du créateur nzambé kana.

Les parois sont en écores, les statuettes représentent les grands ancêtres du clan.

Un feu de bois est allumé.

Une torche de résine d’Okoumé est plantée dans le sol au centre du Mbandja (corps de garde).

A l’occasion d’un bwiti des pleures un portique symbole du passage du défunt initié vers l’autre monde est dirigé au fond du temple, les formes et les couleurs sont toutes chargées de sens. Le noir c’est la mort, le rouge la vie et la naissance, le blanc la force, la tante de l’eau delà et de la renaissance.

Le losange omniprésent dans les frises décoratives symbolise à la fois la pire roc qui glisse vers l’au-delà sur la rivière Mibubwé et la porte même du monde des esprits.

MINGOVÉS

Les Mingovés incarnent l’esprit des ancêtres et viennent pour accorder leur bénédiction à la cérémonie en cours selon les cas il peut se produire une ou plusieurs apparitions. Pour commencer nous avons le guidigo étape symbole du passage de la forêt au village. Les initiés prennent possession du bandja, accueilli par le son du Ngombi.

KENIKO OU LA DANSE DES CHERCHEURS DE MBOMO

L’étape suivante est celle du keniko, la danse des chercheurs de Mbomo le serpent gardien de l’iboga.

Les danseurs sont suivis par le tueur de Mbomo qui rampe sur le sol mimant les déplacements du serpent.

BIOMBA OU LA DANSE DU FEU

A présent intervient le Biomba la danse du feu des premiers initiés, symbole de l’appropriation de l’iboga et du contact direct avec Mzambé Kana et ses mystères.

APPARITION DES MINGONDZI

Très souvent avant la fin de la cérémonie, à n’importe quel moment apparaissent les Mingondzi, les femmes et les non-initiés sont tenus éloignés.

NGUENIONGO OU DANSE MIXTE POUR LA FIN DE LA CEREMONIE

La cérémonie s’achève avec les Ngueniongo, la danse mixte de réjouissance qui signifie la fin de la cérémonie.

NOMS ET EXPRESSIONS UTILISES DANS LE BWITI

Bandzi :

Initié, littéralement en Tsogho « celui qui a éclos, qui est sorti de sa coque, le libéré ». Vient de banzara « décortiquer l’amande ». Plus récemment, en Punu, c’est celui qui « a trouvé la vérité ».

Consulter :

Terme à prendre dans son acception africaine : « diagnostiquer

après divination », ou « voir dans le Bois ».

Corps de garde :

Lieu de culte du Bwiti, disposant au minimum de quatre murs figurés par des branchages et d’un poteau central, il peut aller jusqu’à la construction en dur, avec autels et antichambres. Ce terme a l’avantage d’être compris de toutes les ethnies… On retrouve sinon ebanza en mitsogho, mulébi en ypunu, nganza ou abègne en fang, etc.

Dikombo bokayé !

Dikumbo est le nom initiatique, bokayé, le premier et le dernier soupir, le lien à Dieu dans la mort. On crie Bokayé ! pour imposer le silence, le respect de l’esprit appelé. On peut traduire Dikombo bokayé par « au nom du souffle ».

Disoumba :

Désigne la femme ancêtre dans le Bwiti des Mitsogho. Le Disoumba est par extension la forme de Bwiti la plus mystique, souvent qualifié de culte des ancêtres ou « voie de la mère ». C’est le culte qu’a choisi

l’ethnie fang pour concevoir un Bwiti syncrétique axé sur la notion de

révélation.

Edika :

protection ou sortie d’initiation. C’est la seconde partie de l’initiation

au cours de laquelle le banzi est présenté et intégré au groupe ; l’edika

désigne aussi le mélange de plantes ingéré après l’initiation.

Iboga : (maboga au pluriel) tabernanthe iboga, ou eboghe, plante sacrée et

révélatrice dans le Bwiti, dont on consomme la racine râpée ou en lamelles

lors des rituels.

Nkombo :

Nom d’initié, nom de l’esprit qui dirige le banzi, de l’entité qui

accompagne, du « saint patron » ; chacun a son kombo qui se manifeste

pendant l’initiation et devient son nom d’initié. Au départ, le terme vient de

kombara, « quitter », et désigne le nom par lequel on veut être salué quand

on prend congé.

Mabundi :

Initiation féminine dans le Misókó. Ce terme désigne aussi les

initiées et, par extension, la danse des femmes dans le Misókó. Dans le

Disumba, on parle des mabanjie.

Maganga : ou maghanga (pluriel de eghanga)

Du verbe tsogho kangara, qui veut dire chauffer, réchauffer. Maganga est tout ce qui permet à l’individu de se renouveler, de se régénérer, au contact de Muanga, « celui

qui réchauffe », le Créateur. Par extension, c’est devenu dans le contexte

forestier la connaissance des plantes, puis « le sacré » et « l’occulte ».

Misókó :

Les yeux en Mitsogho, de sokara, « voir », Bwiti de l’auscultation

(divinatoire). Le Bwiti Misókó est considéré comme le culte de la guérison,

la « voie du père ». L’iboga y est consommé en moindre quantité.

Motimbo : langue rituelle du Bwiti, produite d’une fusion linguistique des

langues du centre du pays (Pinji, Tsogho, Simba, etc.), qui a permis la

diffusion interethnique du Bwiti. Le Motimbo est la langue qui chante

l’accompagnement du mongongo. Pour le Bwiti des Fang, la langue du Bwiti

est le Pope.

Nganga :

Devin-guérisseur. Maganga, qui vient du verbe tsogho kangara,

« réchauffer », a donné nganga, « celui qui soigne ». Au départ c’est celui

qui a un don, il peut devenir aussi bien maître de cérémonie que consultant

et thérapeute ; il existe plus d’une quinzaine de définition des rôles possibles

d’un nganga, selon sa nature.

Ngoze :

veillée rituelle du Bwiti.

Ombwiri :

société d’initiation thérapeutique appartenant au Bwiti Disumba

Fang (Ombudi dans le Disumba traditionnel), particulièrement fréquentée

par les femmes.

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Sources :

Encyclopédie libre enligne Wikipédia, consulté le 01/06/2025.

Visite virtuelle musée Gabon, disponible sur youtube, consulté le 01/06/2025.

Approche thérapeutique de la prise d’iboga dans l’initiation au Bwiti vécue par les Occidentaux, Marion Laval-Jeantet, Dans Psychotropes 2004/3 (Vol. 10), pages 51 à 69, Éditions De Boeck Supérieur.

Site internet lnetlesgarsbons le 01/06/2025.

Site internet agrobuti, consulté le 01/06/2025.

Louis Perrois, art ancestral du gabon dans les collections du musée barbier-mueller photographies pierre-alain ferrazzini, genève


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