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Au terme de ce parcours, il serait présomptueux de prétendre que ces quelques pages suffiraient à restituer une épopée très riche et multiséculaire.

Nous nous contenterons de dire que le récit Mulombi prend pour prétexte la question du mariage pour mieux explorer les fondements anthropologiques et philosophiques de la société traditionnelle Ghisir.

A partir de ce thème, l’épopée Mulombi nous instruit sur la puissance et les symboles de la parole sacrée, sur la mort ou sur le thème de la femme primordiale ou originelle.

La quête du héros n’est-elle pas simplement la quête de la mère originelle ou de l’origine du monde ?

Ou, ne s’agit-il pas de l’apologie de l’amour maternel intemporel, spirituel et désincarné ?

Cette mère originelle que l’on retrouve aussi dans d’autres épopées du Gabon (Olendé, Mumbwang ou Nzèbi) voire au Cameroun (Djeki La Jambé) et au Congo (Mwendo) n’est autre que la figure d’Isis.

Cette quête de l’origine du monde ne s’épuise jamais. Comparativement avec les récits de l’antiquité, cette quête n’est pas sans rappeler la quête d’Horus.

Elle est infinie et peut prendre sa source à partir de tous les thèmes de la vie : l’amour, la haine, la guerre, la vengeance, le voyage, l’errance, la trahison, l’infidélité, la nature, la technologie ou l’espace.

Un des grands regrets de l’adaptation de VDP Nyonda reste finalement l’absence du texte en langue Ghisir qui aurait permis à partir d’un travail linguistique de démontrer ou d’esquisser davantage les proximités sémiologiques et les origines communes de toutes les épopées africaines.

C’est assurément un chantier passionnant que nous n’hésiterons pas à entreprendre.

Attendant, reste alors aux chercheurs de vérité de continuer d’explorer l’univers des épopées afin de s’éveiller et renaître perpétuellement à l’image des héros épiques.

 Source :

Blog officiel de Täre Évivi Nguema. Consulté le 16.04.2024


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