
La résistance de Mbombé a Gnangué avait duré 9 ans et fut l’une des plus meurtrières de l’histoire des révoltes au Gabon.
1904 : Début des affrontements et première victoire du chef Mbombé a Gnangué
Les premiers signes de mécontentement vinrent de la région de la Ngounié en 1904.
Les Mitsogo s’étaient soulevés contre les tentatives françaises d’occuper leur territoire.
Sous les ordres du capitaine Colonna de Leca, la deuxième compagnie du Gabon eut pour mission de briser cette insurrection et de ramener les Mitsogo par la force à des sentiments moins hostiles.
Les Mitsogo évitèrent le combat.
En décembre 1904, sous le leadership du chef MBOMBE A GNANGUE, écrasèrent les forces coloniales françaises chargées de les réprimer.
1905 : Intensification des combats et signature d’un accord entre le chef Mbombé a Gnangué et Nziengui-Fundu, chef élu du pays Mocabe-Digayi
Le 6 février 1905, une colonne renforcée marcha sur eux et prit d’assaut le village de KEMBELE, avec de grosses pertes.
Le chef Mbombé a Gnangué et ses hommes firent le vide autour d’eux.
Par mesure de sécurité le front de la Ngounié ne fut pas dégarni.
Pendant ce temps le MOCABE (Nyanga actuelle) commençait à se révolter contre les colons.
Pour renforcer ses effectifs, MBOMBE A GNANGUE passa donc un accord offensif et défensif avec NZIENGUI-FUNDU, chef élu du MOCABE-DIGAYI.
1906-1912 : Intensification des affrontements entre la coalition MBOMBE A GNANGUE/ NZIENGUI-FUNDU et les colons français
En 1906, les troupes de la coalition MBOMBE A GNANGUE/ NZIENGUI-FUNDU se soulevèrent encore contre les colons. Ils attaquèrent de jour le poste de Mouila.
En réponse, les colons français marchèrent sur l’un de leurs villages, MALAGA, qu’ils prirent d’assaut et surnommèrent FORT-SAMPIC avant de reprendre KEMBELE.
L’obstination de ces populations résolut le commissaire général en résidence à Brazzaville à confier au chef de bataillon, le Lieutenant-colonel Victor César Marcelin Le MEILLOUR, la mission de prendre la direction des opérations et de briser cette résistance.
Nonobstant les promesses et les dons, MBOMBE A GNANGU et ses hommes refusèrent résolument de rentrer en contact avec les colons Français.
1913 : Fin des affrontements et de la résistance du chef Mbombé a Gnangué
Conjointement, les colons Français avaient entrepris des pourparlers avec certains chefs dissidents, bercés par la politique des dons et des pourboires. Cette méthode de spoliation fit tâche d’huile, car plusieurs hommes déposèrent les armes.
Seule le village de NYONGA, village du chef Mbombé a Gnangué, continuait la lutte.
In fine, lorsque le Lieutenant-colonel Victor César Marcelin Le MEILLOUR, détaché avec des renforts du Congo pour régler le sort du chef Mbombé a Gnangué , arrive à la Ngounié, l’insurrection est déjà morte à moitié.
Finalement, Mbombé a Gnangué, après avoir reçu le baptême, est exécuté à Mouila en 1913.
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Sources :
Un homme, un pays, EL-HADJ OMAR BONGO, LE GABON, Collection : Etats africains d’hier à demain, Les Nouvelles Editions Africaine.
Les résistances gabonaises à l’Impéralisme de 1870 à 1914 ; thèse de doctorat
Remondo Max : L’Organisation Administrative du Gabon de 1843 à nos jours. Thèse d’état en droit. Paris, 1, 1970.
Rouget: L’Expansion coloniale au Congo Français. Ed. Larose, Paris, 1906.
Sautter Gilles:De l’Atlantique au Fleuve Congo Paris Mouton Ed., 1966.
Schnapper Bernard: La Politique et le Commerce Francais dans le Golfe de Guinée 1838-1871. Paris-La-Haye Mouton and Cie,1961.
Sik Endre: Histoire de l’Afrique Noire Tome II. Akademiai Kiado, Budapest, 1968.
Trilles H.:In « Quinze ans de Gabon ». Une étape de la Conquête de l’A.E.F. 1908-1912. M. Fournier, Ed. Paris, 1912.
Brazzaville,1924. Notes d’histoires du Gabon. Mémoire de I’Institut d’Etudes Centrafri-caines n° 9. Brazzaville, 1960.
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