
Blason de la province de la Ngounié

Sept losanges pour les diamants, la musique de théâtre sur fond d’or rappelle les productions artistiques de la région.
Situation géographique

Située au Sud du Gabon à près de 450 km de Libreville, la province de la Ngounié est l’une des provinces les plus étendues du pays. Sa superficie est de 37 750 km2 soit près de 15% du territoire. Elle est limitée au Nord par la province du Moyen-Ogooué, à l’Ouest par l’Ogooué-Maritime, à l’Est par l’Ogooué- lolo, au Sud- Est par la République du Congo et au Sud par la province de la Nyanga. Elle a pour chef-lieu la ville de Mouila. Les habitants de la Ngounié sont des Ngounis.
Géographie physique
Climat
Le climat est de type équatorial avec deux saisons des pluies et deux saisons sèches. Les températures sont comprises entre 27 et 30°C. En saison sèche elles oscillent entre 20 et 22°C.
Végétation
L’abondance des cours d’eau favorise d’importantes zones forestières primaires dont la superficie est estimée à 35 000 km2, soit 93% de la superficie totale de la province.
Les 7% restant étant constitués de savanes et de plaines marécageuses.
La savane forme une bande à l’intérieur de la couverture forestière.
Elle commence à 40 km au Nord de Mouila (village LEMBOUDOUMA) jusqu’à à la frontière du Congo sur 150 km de longueur et une largeur moyenne de 20 km.
Relief
Le relief est dominé par une zone montagneuse à l’Est correspondant au massif du Chaillu. Il culmine à 1 020 mètres et favorise une limite naturelle orientale de la province jusqu’au mont Birogou à l’Est de Mbigou.
Le relief est également caractérisé par de grandes plaines forestières qui séparent le massif cristallin du Chaillu des monts Ikoundou.
Massifs abrupts, plaines, forêts épaisses, savanes, rivières et lacs, falaises, grottes profondes et vastes zones agricoles modèlent un paysage parsemé de hameaux et de villages.
Les autres massifs sont :
– le massif MOUKOUMOUNABWALI, d’une altitude maximale de 833 mètres, se trouve à l’Ouest de Yombi ;
- le mont GUEMONGA ayant 580 mètres et se situe à l’Est de Fougamou;
– les mont Tandu (380 mètres) et Igoumbi (820 mètres) situés au Sud- Est et au Sud-Ouest de Mandji ;
– une route aplatie légèrement ondulée, qui coïncide avec la zone savanicole entre Fougamou et Ndendé.
Hydrographie
Le réseau hydrographique est dominé par le fleuve Ngounié qui traverse toute la province dans le sens Sud-Est – Nord-Ouest.
La province doit son nom à la rivière Ngounié, qui la traverse avec ses nombreux affluents.
Géologie
Sur le plan géologique, la province de la Ngounié alterne le granite entre la ville de Lambaréné et celle de Fougamou, associé parfois à des gneiss et micro-schistes, de la dolomie et des marnes dolomatiques entre les villes de Fougamou et de Ndendé, du calcaire dolomatique entre les villes de Mouila et Ndendé; du grès à l’Est dans le département de l’Ogoulou à Mimongo.
Découpage administratif
La province de la Ngounié est subdivisé en 9 départements (chef-lieu entre parenthèses) :
Boumi-Louetsi (Mbigou)
Dola (Ndendé)
Douya-Onoye (Mouila)
Louetsi-Bibaka (Malinga)
Louetsi-Wano (Lébamba)
Mougalaba (Guiétsou)
Ndolou (Mandji)
Ogoulou (Mimongo)
Tsamba-Magotsi (Fougamou)
La province de la Ngounié compte 9 départements et 3 districts.

Mandji est un grand iroko « milicia excela » qui servait de repère aux navigateurs. Il fut le centre administratif du Sud du Gabon englobant la Nyanga, la Ngounié et l’Ogooué-Lolo. Mandji était une étape importante de la « route des esclaves » qui reliait la plaine à l’océan.
Tsamba et Magotsi seraient les noms de deux esclaves, un homme et une femme, offerts en sacrifice aux génies pour les rendre favorables.
Chef-lieu : Mouila
Population
Sa population, estimée à 101 405 habitants avec une densité de 2,7 habitant/km², est composée d’une importante diversité ethnique (Eshira, Apindji, Punu, Mitsogo, Nzebi, Massango, Vungu et Eviya).
Organisation sociale et religieuse
L’organisation sociale et religieuse traditionnelle demeure très présente dans la vie
quotidienne de la province.
Géographie humaine
Selon le Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) de 1993, la population de la Ngounié s’élevait à 77 781 personnes en 1993 dont 48,2% vivaient dans les centres urbains.

Histoire et culture
Bref rappel historique
La province tire son nom de la rivière Ngounié, qui la traverse. Le mot ngounié est d’origine Vili : « Nguni ». Les Punu, Echira et Vungu l’appelait Durembu-du-manga; pour les Tsogo et les Apindji, c’était Otembo-a-manga, ce qui signifie rivière des mangas.
Le manga est un petit palmier, très abondant dans ces contrées, dont les feuilles servent à couvrir les toits des cases, à défaut des feuilles de raphia.
C’est en 1858 que l’explorateur français Paul du Chaillu découvre la Ngounié à la hauteur de Fougamou. Il y trouve différentes populations riveraines qu’il décrira au cours de son second voyage.
Des missions catholiques, dont l’architecture attire de nombreux touristes, seront par la suite érigées dans la province, notamment Sainte Croix des Eshira (Mandji), Notre Dame des Trois Epis de Sindara et Saint Martin des Apindji (Mouila).
L’une des figures marquantes de l’histoire de la province reste sans contredit MBOMBE-A-NYANGUE. Fils de NZONDO et de NYANGUE, MBOMBE-A-NYANGUE d’ethnie Tsogho a opposé une résistance farouche aux autorités coloniale de 1903 à 1913. Son quartier général était installé à Kembélé, dans la région montagneuse qui avoisine Mouila à l’Est. Condamné à dix ans de déportation au Tchad en juin 1913, il mourut le 27 août de la même année à la prison de Mouila.
Les religions et les rites traditionnels
A l’origine, tous les peuples de la province étaient animistes avant l’implantation du catholicisme par les Français, suivi des églises évangéliques américaines d’obédience protestante. L’Islam s’est implanté avec l’arrivée des communautés ouest africaines et magrébines.

Photo: Vue de l’Eglise Saint Martin
Nonobstant l’influence de ces religions, la présence des Mbandja dans plusieurs localités reste remarquée et témoigne de la survivance des croyances traditionnelles dans la vie religieuse des Ngounis. Les principaux cultes traditionnels des communautés de la province sont :
-le Mwiri : culte masculin dont l’objet est la protection de la nature et l’apprentissage des us et coutumes qui structurent la société ;
– le Bwiti rite traditionnel qui amène à la connaissance de soi et de l’Univers par l’absorption de l’iboga ou « bois sacré »;
– le Nyembe culte féminin, permettant aux initiées d’accéder aux valeurs sacrées propres à l’univers des femmes. Les sanctuaires qui lui sont dévolus sont strictement interdits aux hommes.
Groupes linguistiques
Il existe plusieurs groupes ethniques dans la province de la Ngounié dont la répartition spatiale est la suivante :
– au Sud de l’axe Fougamou-Mouila, on trouve les Punu, Vungu et les Eshira;
– au Nord, à l’Ouest et au Centre de la province, les Mitsogho, Apindji vers Sindara, les Mitsogho au Sud de Mouila et les Massango vers Mimongo;
– à l’Est les Aduma et Nzebi localisés dans la zone de Lébamba, Mbigou et Malinga;
– à l’Ouest de Malinga à la frontière du Congo, on a les Kota et les Akele ;
– dans la région de Sindara et dans le Sud de la province, en partant de Mbigou à Mimongo, vivent les pygmées considérés comme les premiers habitants du Gabon.
Légendes et mythes de la Province
Des légendes populaires racontent que la province de la Ngounié est protégée par plusieurs génies. Ainsi, les sirènes Ipeti et Mougoumi, génies femelles, vivant respectivement dans la Dola et la Ngounié seraient les protectrices de Ndendé et de Mouila. Tsamba, génie mâle et Magotsi, génie femelle, seraient les protecteurs de Fougamou sur laquelle ils veillent du haut des chutes de l’Impératrice EUGENIE DE MONTIJO.

Ces génies inspirent crainte et respect aux habitants. Pour leur rendre hommage, les riverains des fleuves et rivières de la province jettent des pièces de monnaie et versent des boissons alcooliques dans les cours d’eau.
Le très mythique «Lac Bleu », de Mouila, dans la province de la Ngounié, continue d’attirer des étrangers et visiteurs de passage à Mouila qui n’hésitent pas de marquer une escale pour contempler la beauté naturelle et paradisiaque, qu’offre cette étendue d’eau aux reflets bleu et transparent, d’où son appellation de Lac Bleu.

Photo: Vue du « Lac Bleu » de Mouila
Situé à cinq kilomètres de la ville, sur la rive gauche, à quelques encablures du collège Val Marie, le « Lac Bleu », principale attraction touristique de la ville, est aussi connu grâce à sa légende. Une légende qui fait de ce Lac, un lieu mystérieux du fait de la disparition dit-on à cet endroit de sept (7) pygmées, qui moururent tous en voulant récupérer leur hache tombée accidentellement au fond des eaux lors de la traversée. Son eau, fraiche, a un goût minéral « au palais », en dépit des débris d’arbres et de feuilles mortes qui envahissent les bords du lac.
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Source :
Site internet gifex.

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