
Paul-Marie Gondjout est un homme politique gabonais, ministre de la Justice depuis septembre 2023 dans le gouvernement de transition instauré par le putschiste Brice Oligui Nguema.
Après avoir fait carrière dans le domaine pétrolier, Paul-Marie Gondjout devient vice-président de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap) pendant l’élection présidentielle de 2016. S’opposant à la réélection d’Ali Bongo au cours de ce scrutin, qu’il accuse d’avoir fraudé, il fait alors partie des 26 personnalités incarcérées illégalement par le régime après l’assaut du QG de l’opposant Jean Ping par la Garde républicaine.
Par la suite membre de l’opposition modérée, il participe début 2023 à la concertation nationale organisée par le pouvoir. Après la chute d’Ali Bongo, il fait partie des premiers à soutenir publiquement le coup d’État d’août 2023.
Ancien membre du PDG, de l’UGDD et de l’Union nationale, il crée son propre parti en 2022 : l’Union Nationale Initiale (UNI).
Après le coup d’État du 30 août 2023 ayant mené à la chute du régime d’Ali Bongo, Paul-Marie Gondjout s’exprime moins de 24h après les faits, faisant partie des premiers à soutenir publiquement les putschistes. Il les encourage alors à réaliser une transition « ni trop courte, ni trop longue » et annonce être disponible pour collaborer avec le CTRI.
Quelques jours plus tard, le 9 septembre 2023, il est nommé Ministre de la Justice, Garde des Sceaux au sein du gouvernement de transition, premier de la présidence du militaire Brice Oligui Nguema.
Succédant à Erlyne Antonella Ndembet Damas, il a alors pour mission de réformer le système judiciaire gabonais et de préparer une concertation nationale prévue pour le printemps 2024.
Il est également nommé porte-parole du gouvernement, mais cède sa place dès le lendemain de sa nomination à Laurence Ndong, qui rejoint in extremis le gouvernement.
Source :
Recit :
Page Wikipédia sur Paul-Marie GONDJOUT
Photo:
Jeune Afrique

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