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Le cacao

Le cacao fut introduit au Gabon en 1844 par la Marine en provenance de Saô-Tomé; il prit alors une place dans les exportations du Gabon dès la fin du XIXe siècle.

Produit d’abord dans la région côtière, la production baissa au profit du Woleu-Ntem qui possédait de grandes plantations, œuvre de l’administration allemande de la Neue Kamerun dirigée par le capitaine Hadicke, (secteur ex-Gabonais).

Après la récupération par la France du Woleu-Ntem, par suite de la guerre de 1918 et de la défaite allemande, la puissance colonisatrice poursuivit le développement de cette culture.

Entre les deux guerres, la production, bon an, mal an, oscillait entre 2 000 et 3 000 tonnes et passa à 3 553 tonnes en 1964, production écoulée principalement vers la France. Le cacao était commercialisé sur des marchés contrôlés ; il a fait en son temps la joie des producteurs gabonais du Nord, avant la détérioration des termes de l’échange.

Le café

Parmi les exportations gabonaises, figurait aussi le café. Contrairement aux plants cacaoyiers importés de l’île de Saô-Tomé, le caféier pousse naturellement au Gabon. La maison allemande Wöermann avait déjà, dès 1879, une plantation de café à Sibang, dirigée par le botaniste Hermann Soyaux, à l’origine des espèces dénommées Sibangea et Soyauxia.

En 1910 par exemple, les exportations de café représentaient, en valeur, la moitié des exportations de cacao.

Au cours des années 30, la culture du café commença à être pratiquée aussi par les populations du Woleu-Ntem, de l’Ogooué Ivindo et du Haut-Ogooué. La seconde guerre mondiale interrompit les exportations de café. A cette époque les Fang du Woleu-Ntem réussirent à écouler leur production en Guinée Equatoriale.

Mais l’exportation du bois et sa commercialisation ont porté un sérieux coup à la pré-pondérance du cacao et du café.

Le bois

En 1926 par exemple, on avait exporté de l’A.E.F. (le Gabon était de loin le premier pays exportateur) 248 000 tonnes de bois valant 41 623 000 F lourds, alors que la moyenne des années 1924-1926 était de 220 000 tonnes valant 26 120 000 F.

En 1927 il y avait au Gabon 348 permis de coupe accordés portant sur 10 450 k㎡ dont 2 600 accordés par décret.

Le Consortium Forestier des grands réseaux français (capital 20 millions de francs) avait une concession de 750 k㎡2, il employait 40 Européens et 1 500 Gabonais, exportait annuellement 36 000 tonnes de bois, dont 18 000 sciés.

Cette exportation doubla dans les années d’avant la Seconde Guerre mondiale, avec moins d’ouvriers et sans amélioration des techniques de production. On peut rapporter la même remarque pour les exportations de l’Ogooué avec des sociétés comme S.H.O.-Bois, Louvet-Jardin, Madre, C.C.A.F.,etc.

Le caoutchouc

Un autre produit d’exportation était le caoutchouc. Depuis fort longtemps, il avait fait l’objet d’un commerce assez important grâce à la récolte du caoutchouc sauvage : lianes diverses et landolphiées.

En 1911 par exemple, l’A.E.F. avait exporté 1 697 tonnes de caoutchouc valant 16 millions et représentant 62 % de ses exportations.

Sur les plateaux Batéké on avait commencé la culture du sisal qui devait permettre de fabriquer sur place des sacs. En fait, cette culture périclita au fil des années.

Les industries

Parmi les industries établies au Gabon entre les deux guerres, il faut citer celle de la pêche à la baleine dans les eaux de Port-Gentil, organisée par la compagnie norvégienne Aktiesels Kapet-Congo qui avait une usine flottante, et une autre à Port-Gentil même, du côté du Cap Lopez.

En 1926, cette compagnie a exporté 2 125 tonnes d’huile et 873 tonnes de guano, valant respectivement 4 250 000 et 436 000 F.

Après avoir interdit la chasse à la baleine pour permettre le repeuplement de ces dernières, les autorités procédèrent à la réouverture de la chasse après la Seconde Guerre mondiale.

La compagnie norvégienne Sopecoba s’occupait de cette chasse et de la commercialisation des produits.

Sources :

Un homme, un pays, EL-HADJ OMAR BONGO, LE GABON, Collection : Etats africains d’hier à demain, Les Nouvelles Editions Africaine.                           

Abbé Raponda-Walker. Op. cit. P. 41.

Schnapper Bernard.Op. Cit. p. 98

Deschamps Hubert: ANSOM. Ap. I SA. (AOF). 6G. 3 18 46.


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