par

dans

Conscients de la faiblesse du commerce français face aux Anglais et aux Allemands installés au Gabon, les résidents français demandèrent, en vue de freiner la compétitivité étrangère sur leur territoire:

1°) Le rétablissement des droits d’exportation ;

2°) L’augmentation des droits d’importation et la réorganisation du service des douanes;

3°) Que les marchandises débarquées en France soient frappées d’un droit dix fois moindre que celui des mêmes marchandises exportées à l’étranger ;

4°) L’institution d’un droit de vingt à trente francs par homme d’équipage pour tous les droits de balisage, ancrage, etc.

Les navires mouillant dans les eaux du Gabon devaient payer un abonnement annuel représentant quatre fois le droit d’une seule entrée toute l’année.

En 1883 Masson, Commandant du Gabon, rappela au ministre la loi fondamentale française du 27 août 1791 qui exigeait que le cabotage entre ports français ne puisse être fait que par des navires français.

C’était une façon de décourager le commerce étranger. Mais l’application de mesures douanières draconiennes n’empêcha pas l’influence des maisons étrangères de grandir.

Il faudra attendre le début du XXe siècle, avec l’octroi des concessions, pour que le commerce français rivalise, voire dépasse le chiffre d’affaires des maisons étrangères installées au Gabon.

Source :

Un homme, un pays, EL-HADJ OMAR BONGO, LE GABON, Collection : Etats africains d’hier à demain, Les Nouvelles Editions Africaine.


Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *