
L’immigration des Bantou en Afrique centrale occidentale se fit en deux vagues utilisant des voies différentes. La première comprenait des populations de culture néolithique. Elle descendit du Cameroun en suivant le bord de mer et se fixa tout au long de la côte gabonaise.
Vers 3 800 BP elle arriva sur l’estuaire du Komo, notamment à la pointe Denis, et peu après 3 000 BP des groupes avancés parvinrent à l’embouchure du fleuve Congo. Une autre branche progressa cependant par l’intérieur en direction des savanes du Moyen-Ogooué. On retrouve ses traces près de Lalara le long de la route Ndjolé-Mitzic. Certaines sont même plus anciennes que celles de la cote. La deuxième vague (b) comprenait des populations qui connaissaient la métallurgie du fer.
Elle pénétra au Gabon dans l’actuelle région du Woleu-Ntem et parvint d’abord sur le moyen Ogooué. De là, elle se dirigea vers le plateau Batéké, les savanes de la Nyanga et les régions côtières. Depuis lors, les migrations n’ont jamais cessé et, parmi les peuples actuels du Gabon, il y en a, comme les Fang, qui n’occupent leurs terroirs actuels que depuis quelques siècles à peine.
Lors de la pénétration de la deuxième vague de migrants bantous, il y a 2 000 à 2 500 ans, il est à peu près certain que le couvert forestier était beaucoup plus réduit qu’il ne l’est actuellement, comme le montre la carte ci-jointe. Les savanes de la vallée du moyen Ogooué, actuellement réduites à un ilot centré sur la région de la Lopé, étaient beaucoup plus étendues et avaient alors d’importantes ramifications vers le nord, l’est et le sud.
Sources :
Les parcs nationaux du Gabon, AKANDA et PONGARA, Plages et mangroves, Jean Pierre Vande weghe.

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