
Le Gabon est né de la surveillance de la traite atlantique.
Basés au fort d’Aumale (Sainte-Marie actuelle), les navires français surveillaient la côte à cause des bricks négriers.
En 1846, un vaisseau français, la frégate Pénélope, arraisonna un brick de commerce d’esclaves, I’Elizia, chargé de 261 esclaves capturés au Congo, qu’ils débarquèrent à Gorée, au Sénégal (28 juin 1846).
S’ajoutèrent aux rescapés de l’Elizia, 28 autres esclaves libérés d’un autre négrier capturé.
Le 30 Mai 1848, 27 hommes, 23 femmes et 2 enfants, tous esclaves libérés du bateau brésilien, « L’Elizia », venant au Sénégal, débarquement au Fort et d’Aumele ( comptoir du Gabon).
Certains furent placés à l’endroit où se trouve aujourd’hui la Brigade de Recherches de Libreville (au plateau), les autres à la Montagne Sainte.

Louis Édouard Bouët-Willaumez donna à cette agglomération le nom de Libreville à l’exemple de Freetown, capitale de la Sierra-Léone (ville des libérés).
En 1848, le Roi Louis Philippe abdique et c’est l’instauration de la République en France.
L’administration fit ensuite élire à ces nouveaux gabonais un conseil municipal et Mountier comme premier maire de la commune de Libreville.
Mountier était assisté de PILATE son adjoint, lui aussi ancien esclave. Ensemble ils devaient assurer la surveillance et la police de l’agglomération.
En 1860, Libreville était composée du village des anciens esclaves et des dépendances, de la Station Locale.
Toute cette agglomération était appelée le Plateau, une dérivation du mot Mpongwe (Miènè) “Gué Pìla Anto” (d’où viennent les femmes), anciennes plantations des familles Aguékasa de Quaben et de Louis.
A l’époque donc, les quartiers Mpongwé de Glass et de Louis, peuplés d’autochtones, ne faisaient pas encore partie de Libreville. Un « no man’s land » séparait d’ailleurs Libreville de Louis et de Glass, l’accès se faisant uniquement par une petite piste longeant la mer et par la plage, à marée basse.
C’est par extension du vocable Libreville que les quartiers périphériques à la « cité des esclaves libérés », furent intégrés progressivement au Plateau pour former le grand Libreville d’aujourd’hui.
Les Français du Fort d’Aumale décident dès lors de donner au nouveau village une organisation communale.
Des élections sont organisées par les 27 anciens esclaves de « L’Elizia ».
En 1888, Libreville est promue capitale de la colonie Congo- Gabon.
En 1904, la capitale de la colonie Congo Gabon devient Brazzaville.
L’Arrêté du 29 Décembre 1909 porte création du périmètre urbain de Libreville.
A partir du 19 Janvier 1910 jusqu’au 15 Novembre 1956, Libreville est régie par des administrateurs des colonies nommés par le Gouvernement Français.

A la suite de la loi municipale du 18 novembre 1956, des élections municipales seront organisées au Gabon en novembre 1956. L’épreuve se terminera par ce qui peut être considéré comme la première grande victoire du B.D.G. En effet, Léon MBA est élu premier maire gabonais de Libreville et ses partisans contrôlent le conseil municipal.
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Sources :
(4)Ratanga-Atoz Anges: Les résistances gabonaises à l’impérialisme de 1870 à 1914: Thèsededoctorat de3e cycle. Paris Sorbonne. Juin 1973.c’est-à-dire de l’administration de la marine qui gouvernait le comptoir du Gabon, et qui avait émigré du fort d’Aumale (Sainte-Marie) au Plateau (Présidence actuelle), des Cases des Sœurs Bleues de l’Immaculée Conception, et de la Chapelle.(5)
Un homme, un pays, EL-HADJ OMAR BONGO, LE GABON, Collection : Etats africains d’hier à demain, Les Nouvelles Editions Africaine
Au fil du temps par Claude DAMAS
Fondation Raponda-Walker pour la Science et la Culture

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