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Masque Ndoumou (Source: Découvrir le Haut-Ogooué-Gabon)

Les Ndoumou sont un peuple d’Afrique centrale vivant au sud-est du Gabon.

Ils font parti du groupe ethnolinguistique Mbété-Téké et sont culturellement plus proche des Téké-Tsaayi et des Kaningui.

À l’instar des Mpongwé de Libreville ou des Evia de Fougamou, les Ndoumou sont une population quasiment citadine, du faite que leurs villages soient devenus administrativement des quartiers.

Le ndouwou, langue parlée par les Ndoumou à de moins en moins de locuteurs natifs.

Habitent Franceville et ses environs, le long de la Mpassa (ou Passa).

Nom et parenté

Ondoumou, singulier ; Endoumou, pluriel.

Parents des Ambamba, des Akanigui, des Téké. Pas d’interprètes entre eux ; se marient avec eux.

Histoire et origines

Viennent d’Otchadé, pays sans forêt, à côté du Congo, où ils vivaient avec les Mbochi, les Haoussa, les Banboungoulou.

Les Mbochi les ont repoussés. Ils sont venus par la Sébé, ont trouvé les Ambamba, se sont battus avec eux, et se sont installés sur la Passa.

Les Mbahouin, les Bawoumbou, les Oshashi (Akanigui) étaient déjà là.

Le chef, Ndoumou, prit une femme dans chacun de ces peuples, contre une dot de trois cabris, et put établir pacifiquement sa tribu sur les deux collines Obounhou et Obiéné, où il créa le village de Biki.

Les Ndoumou, selon la tradition orale viennent d’Otchadé, pays de savane où ils vivaient avec les Mbochi et d’autres peuples.

Les Mbochi les auraient repoussé jusqu’à la valée de la sébé, où ils auraient trouvé les Obamba dejà installés.

Les Ndoumou se seraient battus avec les Obamba pour l’occupation des terres.

À la suite d’un énième conflit avec ces derniers, les Ndoumou se seraient dirigé plus au sud, pour ensuite s’installer autour de la Mpassa, sur le site actuel de Masuku.

Les Mbahouin, les Bawoumbou et les Bakaningui les avaient précédés. Le chef, Ndoumou, prit une femme dans chacun de ces peuples, contre une dot de trois cabris, et put établir pacifiquement sa tribu sur les deux collines Obounhou et Obiènè.

Aussi ce sont surtout les ndumu qui fournissaient autrefois des employés, des écrivains et interprètes au poste administratif. Les français trouvaient leur langue beaucoup plus facile que le Mbede est aussi beaucoup plus harmonieuse « avec elle on peut passer partout dans le Haut-Ogooué : les Ambédés la comprennent et les Adoumas aussi ».

Durant la période coloniale, la langue officielle de la region etait la langue Ndumu : celle des interprètes; celle de la rivière Mpassa; de la Mission et de toutes les autres tribus qui ne pouvaient pas se faire comprendre dans leur propre langue.

Parmi les différents dialectes ndumu, c’etait le dialecte kuya que les colons français avaient adopté comme lingua-franca.

C’etait le plus pur des dialectes ndumu selon eux. Mais cette importante qu’avait pris la langue Ndumu n’avait pas pérennisé dans le temps.

Le fait que cette langue soit devenue par le passé une lingua-franca dans a eu un impact sur la pureté de la langue Ndumu. En effet cette dernière a quelque peu perdu de son authenticité avec l’influence importante des langues Kaningui, Mbahouin, Téké et dans une moindre mesure de la langue Nzébi.

D’aucun pourront dire que la langue Ndumu a subit une forme de créolisation.

Fondation de Franceville

Brazza, remontant l’Ogooué avec trois autres Blancs, arriva au village Mashokou où on lui indiqua que le chef résidait sur la Passa.

Ce chef, Nguimi (père de l’informateur), mit à sa disposition le village de Biki sur la hauteur. Brazza y installa deux cases (sur l’emplacement actuel de la maison de l’adjoint et du bureau de la région) et l’appela Franceville. Il pacifia le pays en persuadant les tribus de s’entendre.

Il avait amené un chariot qu ‘il fit pousser jusqu’à la rivière Djini, mais les roues cassèrent et il dut répartir les charges entre des porteurs Ndoumou qui l’accompagnèrent jusqu’à Alékei, chez le chef téké Onyami.

Puis il revint, il prit une pirogue et redescendit l’Ogooué, sans laisser personne. Il revint, longtemps après.

Nguimi a connu Brazza, qui a vécu quelque temps avec sa sœur Tongo.

On l’appelait Oloumagnouki (abeille male) parce qu’il imposait la paix, et aussi Moukounoungou (espèce d’arbre qui dépasse tous les autres). Il payait toujours les cases et les vivres.

Le village Biki alla s’installer de l’autre côté de la Passa. Brazza laissa deux Européens, Oyez et Amiel, qui partirent ensuite. Trois ans après vint le « commandant » Potin. Puis la SHO resta seule avec le premier missionnaire (le père Idée, enterré ici). Le poste a été réoccupé en 1910.

Organisation de la société

Matrilinéaire. L’enfant reçoit le nom d’un parent paternel si c’est un garçon, d’un parent maternel si c’est une fille.

Clans : Kouya, Kanandjogo, Nagni, Opigui.

Le premier chef, Ndoumou, était du clan Kouya.

Les chefs de clan portaient une peau de chat-tigre (njourou) devant le pagne et une calotte de raphia avec une plume de perroquet le chasse-mouches et la canne étaient nécessaires pour régler les palabres.

Les règles sociales, les techniques, la religion étaient semblables à celles des Ambarnba.

Rites et Croyances

Lors de leurs céremonies ou rites traditionnels, les Ndoumou dansent le Lissimbou, le Ngoye, le Ndjobi ou encore le Ngwata.

Gastronomie

Dans leurs habitudes alimentaires, les Ndoumou sont des amateurs de légumes et de poissons d’eau douce. Ils apprécient particulièrement le tchani (légume) et l’oseille. Ils sont aussi très friands des tchambi (raisins du gabon).

Patronymes

Mandjari, Mvoundza, Yockot, Nguimi, Lendzondzo, Mambari, Lekami, Kiki, Joumas, Mangui, Otiomo, Lepouma, Lebizangomo, Lengara, Modjangui.

Sources :

L’HOMME D’OUTRE-MER , Collection publiée par le Conseil supérieur des Recherches sociologiques d’outre-mer et par l’Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer Nouvelle Série N° 6, Hubert DESCHAMPS, Gouverneur E, R., Directeur des Sciences humaines à l’Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer, Chargé de mission par le Centre National de la Recherche Scientifique, TRADITIONS ORALES ET ARCHIVES AU GABON, Contribution à l’ethno-histoire, ÉDITIONS BERGER-LEVRAULT 5, rue Auguste-Comte PARIS (VI) 1962.

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