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La prise de possession de l’estuaire du Gabon fournit la base d’une reconnaissance géo-graphique du pays. Jusque vers 1860, la colonisation fut l’œuvre de la Marine, les données sur le Gabon furent le fait d’officiers et de médecins navals tels que le baron Darricau, Goin, Pigeard, le baron Mequet, Ploix, Baudin, Auguste Bouet frère d’Edouard Bouet-Willaumez, etc.

Les autres renseignements sont l’œuvre de l’explorateur Paul Belloni du Chaillu (1837-1903) français de naissance, naturalisé américain. Il fit connaître, grâce à ses récits, l’arrière-pays et ses habitants.

En trois voyages, parti de la lagune du Fernan-Vaz, il fut le premier européen à atteindre la Ngounié et à reconnaître entre 1863 et 1865 le massif qui porte son nom et la région avoisinante.

Après 1860, l’exploration du Gabon fut poursuivie par l’américain Bert, les anglais Burton et Reade ; en 1862 le lieutenant Serval et le docteur Griffon du Bellay remontèrent l’Ogooué jusqu’à Ngomo, pendant qu’en 1867 le lieutenant de vaisseau Aymes à bord de la canonnière.

Le pionnier remontait I’Ogooué jusqu’au confluent de la Ngounié. La même année, il concluait avec Ranoque et Rempole, chefs des Enenga, un traité (17 mai 1867).

Ce traité fut signé à la suite d’une expédition militaire provoquée par l’arrestation du négociant et explorateur anglais R. Bruce Walker, père de l’Abbé gabonais devenu Monseigneur Walker Raponda.

Bruce Walker, membre de la Société Royale de Géographie de Londres, employé par Hatton et Cookson, fut à la suite de son voyage à l’Ogooué, emprisonné dans une des îles Nkondjoué,au confluent de la Ngounié et de l’Ogooué en face de la pointe Oiando. 

Cette pointe fut baptisée (après la prise de possession par la France de cette région) pointe de Langles, pendant que les quatres îles Nkondjoué recevaient en mémoire du voyageur prisonnier des Gabonais le nom d’îles Walker.

Dans ses voyages Bruce Walker atteignit I’Ogooué Ivindo (Lopé).

Entre 1871 et 1873 un autre explorateur, l’allemand Emil Schulze, représentant la maison C. Woerman et consul d’Allemagne au Gabon, arriva jusqu’aux portes de l’Okanda et prit contact avec les populations du haut-fleuve. Schulze, à l’origine de l’exploitation de l’Okoumé découvert par le père Klaine, a laissé une descendance gabonaise : la famille Sulze.

En 1873-1874, le Marquis de Compiègne et Alfred Marche parvenaient jusqu’au confluent de l’Ivindo avec l’Ogooué et entraient en relation avec les riverains de cette région.

Sur le rebord occidental, I’Amiral du Quilio visitait les régions du bas-Ogooué et signait le 6 août 1873 un traité avec Nyangue-Nyona, roi des Orungu, qui reconnaissait l’autorité de la France sur ses Etats.

Des traités analogues étaient signés avec divers chefs gabonais du bord de l’Ogooué, et le roi du Fernan-Vaz, Regondo, dit Onanga-Oyombi (traité du 14 janvier 1868).

Après la guerre franco-allemande de 1870 d’où la France sort battue, I’Allemagne bis-marckienne se rua à son tour dans l’exploration du Gabon. La Société allemande pour l’exploration de l’Afrique équatoriale (Deutsche Geselschaft Zur Erforshung Equatorial-Afrikas) organisa une expédition à destination du Gabon : l’expédition Lenz de l’Ogooué (1874-1876).

Le professeur Oskar Lenz (1848-1925) commença au printemps de 1874 par procéder à des études géologiques aux estuaires du Muni, de la Mondah et du Gabon. D’août 1874 à novembre 1876, il parcourut tous les bassins de l’Ogooué. Le 5 juillet 1876, il fut le premier européen à atteindre le confluent de la rivière Sébé et de l’Ogooué.

Il signala, dès cette époque, la présence d’itabirite et d’or fluvial au Gabon.

Un autre allemand, le botaniste Hermann Soyaux, dirigea de 1879 à 1885 la ferme de Sibang, une plantation de café de la maison C. Woerman à proximité de Libreville, les espèces Sibangea et Soyauxia ont été dénommées ainsi d’après lui.

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Sources :

Un homme, un pays, EL-HADJ OMAR BONGO, LE GABON, Collection : Etats africains d’hier à demain, Les Nouvelles Editions Africaine.

Raphaëlle Walter et Claude Damas OZIMO, Libreville au fil du temps, Editions UNIVERSELLES

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Commentaires

2 réponses à « Explorations dans le Gabon occidental »

  1. Avatar de
    Anonyme

    j’ai vraiment aime l’histoire

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