
A
Colonisation de l’afrique par les européens
La colonisation européenne de l’Afrique s’est accélérée à la fin du XIXe siècle, culminant avec la Conférence de Berlin (1884-1885) qui a fixé les règles du partage du continent entre les puissances européennes. Motivée par la recherche de ressources naturelles, de débouchés économiques, de prestige national et des justifications « civilisatrices » basées sur des idéologies de supériorité raciale, cette conquête s’est faite militairement et a abouti à la domination de la quasi-totalité de l’Afrique avant 1914.
Il y a 2 400 ans apparut une nouvelle vague de migrants. C’étaient toujours des Bantous et comme les vagues précédentes, ils venaient du nord. Cependant, ils possédaient la métallurgie du fer et voyageaient cette fois par l’intérieur des terres en profitant probablement du morcellement des massifs forestiers suite à la péjoration du climat. Ils apparurent d’abord dans la vallée du moyen Ogooué, ensuite dans le haut Ogooué.
C’est en 1987 que la recherche préhistorique du Gabon a fêté ces cent ans; en effet l’existence d’un âge de la pierre et d’une Préhistoire ont été reconnus au Gabon en 1887.
Arrivée des Européens au Gabon : les Portugais
Les Portugais Joao de Santarem et Pedro Escobar et Don Henrique (fils du roi du Portugal) furent les premiers Européens à accoster au Gabon, en 1472, sur les bords du Komo. L’estuaire de ce fleuve en forme de caban, un manteau de marin, en portugais gabâo, donna son nom au Gabon.
C
Causes de la supériorité britannique et allemande au Gabon
Pratiquée par les Anglais par exemple, la politique des cadeaux ne pouvait pas avoir de réplique française honorable, car les marchandises importées au Gabon étaient souvent de mauvaise qualité et les Français étaient parfois réduits à acheter des marchandises étrangères pour relever leurs produits nationaux.
D
Par décision du 24 janvier 1881, rendue sur la proposition d’un de mes prédécesseurs, vous avez bien voulu apporter à la constitution du Gabon des modifications ayant, pour objet de doter cet établissement d’une administration autonome, indépendante de l’action du commandant en chef de la division navale de l’Atlantique du Sud, et d’y reconstituer un service colonial, rudiment d’un organisme régulier susceptible de se développer avec le temps et les progrès accomplis par la colonisation.
Une décision du Chef de l’État du 22 décembre 1872, rendue sur le rapport de l’un de mes prédécesseurs au département de la marine et des colonies, a réduit dans d’étroites limites les dépenses d’occupation du Gabon, seul de nos anciens établissements de la côte occidentale d’Afrique dont nous ayons conservé l’administration en dehors des points placés sous l’action directe du gouverneur du Sénégal et dépendances.
Si les seuls matériaux historiques d’avant la colonisation sont les souvenirs de la tradition orale qui nous permettent d’avoir une idée, même imprécise, de l’histoire ancienne des peuples du Gabon, d’autres documents, d’archives ceux-là, nous font connaître l’épopée de la découverte de ce pays depuis les premières tentatives de voyage maritime dans l’Antiquité jusqu’aux expéditions portugaises des XVe et XVIe siècles.
Hans Otto Neuhoff, dans son livre Le Gabon, retrace un historique très clair de ces explorations.
Débuts du commerce entre le XIXe et XXe siècle
vant l’introduction au Gabon des concepts économiques occidentaux, l’économie gabonaise était orientée vers le troc. L’entrée du pays dans le système capitaliste devait moderniser et faciliter l’échange entre, d’une part, les tribus côtières et celles de l’intérieur, et d’autre part, entre les tribus côtières et le monde extérieur, l’Europe.
Dans ce monde qui se tournait résolument vers l’avenir et le progrès, le courtier était le trait d’union reliant l’intérieur à la côte. Du producteur au consommateur, les produits passaient ainsi par une série d’intermédiaires qui prélevaient chacun sa part de bénéfice.
E
Economie et société au Gabon entre les deux guerres 1920-1940
L’économie entre les deux guerres est caractérisée par une prise systématique des richesses, sans investissement considérable, ce que certains économistes ont appelé « économie de pillage », ou « économie de ponction”. En effet rien ne symbolise aujourd’hui au Gabon le passage positif de ce système, sinon de vieux bâtiments détruits depuis. Ni écoles, ni hôpitaux dignes de ce nom ne peuvent plaider par leur présence en faveur du système colonial.
Evolution administrative au Gabon au début du XXe siècle
Du côté civil, grâce à l’accroissement des effectifs d’occupation, le nombre de postes installés à l’intérieur augmenta. Ce processus d’occupation plus serrée devait se traduire par une augmentation considérable dans le rendement de l’impôt indigène créé en 1901, malgré l’opposition du Gouverneur du Gabon Grodet.
Un impôt qui fut imposé par Paris, sur la demande des milieux financiers liés aux grandes compagnies concessionnaires, et dont la perception était interprétée comme le signe apparent d’une relative soumission des populations à l’administration coloniale.
La réorganisation administrative et judiciaire permit d’utiliser d’une manière plus parfaite les moyens de pression dont disposaient les colonisateurs. Sur le terrain, les réajustements et le perfectionnement de l’appareil répressif et administratif se traduisaient par la désagrégation et l’anéantissement des révoltes populaires.
Evolution de l’armée gabonaise au XXe siècle
La loi du 7 juillet 1900 avait réorganisé l’armée coloniale. Le Commissaire Général du Congo résidant à Libreville pouvait disposer à partir de 1902 de huit Compagnies de Tirailleurs stationnées à Libreville et commandées par un Lieutenant-Colonel.
L’éparpillement des forces françaises, retenues par la pacification du Tchad, privait les autorités militaires de leurs meilleurs éléments et les empêchait d’assurer efficacement leur rôle de police dans les territoires dits français, mais non encore soumis.
Par suite de l’éclatement de la fédération du Congo français en quatre colonies (Gabon-Moyen-Congo-Oubangui-Chari et Tchad), par décret du 4 février 1906, le Gabon acquérait son autonomie financière et administrative en même temps qu’il se voyait doté d’un bataillon divisé en deux compagnies, l’une sillonnant l’Ogooué (Ndjole et Booué).
Explorations dans le Gabon occidental
La prise de possession de l’estuaire du Gabon fournit la base d’une reconnaissance géo-graphique du pays. Jusque vers 1860, la colonisation fut l’œuvre de la Marine, les données sur le Gabon furent le fait d’officiers et de médecins navals tels que le baron Darricau, Goin, Pigeard, le baron Mequet, Ploix, Baudin, Auguste Bouet frère d’Edouard Bouet-Willaumez, etc.

Les autres renseignements sont l’œuvre de l’explorateur Paul Belloni du Chaillu (1837-1903) français de naissance, naturalisé américain. Il fit connaître, grâce à ses récits, l’arrière-pays et ses habitants.
En trois voyages, parti de la lagune du Fernan-Vaz, il fut le premier européen à atteindre la Ngounié et à reconnaître entre 1863 et 1865 le massif qui porte son nom et la région avoisinante.
Après 1860, l’exploration du Gabon fut poursuivie par l’américain Bert, les anglais Burton et Reade ; en 1862 le lieutenant Serval et le docteur Griffon du Bellay remontèrent l’Ogooué jusqu’à Ngomo, pendant qu’en 1867 le lieutenant de vaisseau Aymes à bord de la canonnière.
Le pionnier remontait I’Ogooué jusqu’au confluent de la Ngounié. La même année, il concluait avec Ranoque et Rempole, chefs des Enenga, un traité (17 mai 1867).

Ce traité fut signé à la suite d’une expédition militaire provoquée par l’arrestation du négociant et explorateur anglais R. Bruce Walker, père de l’Abbé gabonais devenu Monseigneur Walker Raponda.

Bruce Walker, membre de la Société Royale de Géographie de Londres, employé par Hatton et Cookson, fut à la suite de son voyage à l’Ogooué, emprisonné dans une des îles Nkondjoué,au confluent de la Ngounié et de l’Ogooué en face de la pointe Oiando. Cette pointe fut baptisée (après la prise de possession par la France de cette région) pointe de Langles, pendant que les quatres îles Nkondjoué recevaient en mémoire du voyageur prisonnier des Gabonais le nom d’îles Walker.
Dans ses voyages Bruce Walker atteignit I’Ogooué Ivindo (Lope).
Entre 1871 et 1873 un autre explorateur, l’allemand Emil Schulze, représentant la maison C. Woerman et consul d’Allemagne au Gabon, arriva jusqu’aux portes de l’Okanda et prit contact avec les populations du haut-fleuve. Schulze, à l’origine de l’exploitation de l’okoumé découvert par le père Klaine, a laissé une descendance gabonaise : la famille Sulze.

Exploration du Centre et Sud du Gabon
L’exploration des pays de l’Ogooué fut l’œuvre de Pierre Savorgnan de Brazza (1852-1905). Très tôt, l’Ogooué avait capté l’attention des explorateurs et du monde des affaires. Le problème fut donc de reconnaître sa source, d’autant plus qu’une idée erronée courait dans les milieux d’affaires, selon laquelle l’Ogooué remonterait jusqu’au centre de I’Afrique, car il serait une branche du Congo.
Les brasseurs d’affaires se voyaient déjà possesseurs des énormes richesses des pays riverains de ce fleuve. C’était pour eux découvrir la poule aux œufs d’or. Mais il fallut bien vite déchanter. Les voyages de Brazza prouveront que l’Ogooué n’est pas une branche du Congo.
F
Le 30 Mai 1848, 27 hommes, 23 femmes et 2 enfants, tous esclaves libérés du bateau brésilien, « L’Elizia », venant au Sénégal, débarquement au Fort et d’Aumele ( comptoir du Gabon).
Certains furent placés à l’endroit où se trouve aujourd’hui la Brigade de Recherches de Libreville, les autres à la Montagne Sainte.

Louis Édouard Bouët-Willaumez donna à cette agglomération le nom de Libreville à l’exemple de Freetown, capitale de la Sierra-Léone (ville des libérés).
Le Fort d’Aumale s’élève sur le tertre de la cathédrale, entre les rivières Arambo et Awondo, sur l’emplacement d’un ancien village abandonné : Okolo.
Le fort est une redoute carrée entourée d’une palissade de 50 mètres de côté, avec des avancées aux angles, armées de quatre canons. Au centre, la construction la plus originale de ce fort est le blockhaus.
L
Les dates importantes de l’histoire du Gabon incluent la fondation de Libreville en 1849, son intégration à l’Afrique-Équatoriale Française en 1910, sa transformation en territoire autonome au sein de la Communauté française en 1958, et l’accession à l’indépendance le 17 août 1960.
Après l’indépendance, le pays a connu l’accession au pouvoir de Léon Mba, suivie par celle d’Albert-Bernard Bongo (Omar Bongo). En 1991, une nouvelle constitution a été promulguée, et en 2023 une Charte de la Transition a été établie suite à un coup d’État.
M
.L’immigration des Bantou en Afrique centrale occidentale se fit en deux vagues utilisant des voies différentes. La première comprenait des populations de culture néolithique. Elle descendit du Cameroun en suivant le bord de mer et se fixa tout au long de la côte gabonaise.
Vers 3 800 BP elle arriva sur l’estuaire du Komo, notamment à la pointe Denis, et peu après 3 000 BP des groupes avancés parvinrent à l’embouchure du fleuve Congo. Une autre branche progressa cependant par l’intérieur en direction des savanes du Moyen-Ogooué. On retrouve ses traces près de Lalara le long de la route Ndjolé–Mitzic. Certaines sont même plus anciennes que celles de la cote. La deuxième vague (b) comprenait des populations qui connaissaient la métallurgie du fer.
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C’est dans le cadre de ce vaste mouvement humanitaire qu’il convient de situer la naissance du Gabon colonial. En effet, c’est dans ce contexte que la Marine française envoya le lieutenant de vaisseau Louis Edouard Bouët-willaumez dans les eaux du Gabon surveiller la côte.

La conquête du Gabon allait se préciser, s’institutionnaliser par une série de traités avec les chefs locaux. Ainsi, en février 1839, Bouët, assisté de Broquant, capitaine au long cours, passait un traité avec le Roi Denis Rapotchombo, comportant la cession à la France de deux lieux de terrain.
II y a un peu moins de 4 000 ans, toutes ces populations furent repoussées ou absorbées par une vague de migrants venus des hautes terres situées aux confins du Cameroun et du Nigéria: les Bantous
Ceux-ci commencèrent leur migration il y a 6 000 ou peut-être même 7 000 ans. Il y a un peu plus de 4 000 ans, ils traversèrent le fleuve Sanaga au Cameroun et en suivant la côte, ils apparurent dans la région de Libreville il y a 4 000 ans. Leurs premiers villages étaient situés le long de la rivière Denis, dans le nord de l’actuel parc national de Pongara.
Bien plus tard, ils s’installèrent aussi sur la presqu’île de Libreville. Pendant plusieurs siècles, ils semblèrent ainsi limités à la région de l’estuaire, mais en remontant les cours d’eau ils finirent par coloniser l’intérieur du pays.
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Organisation administrative du Gabon en 1800
Le décret du 29 juin 1886 détermina le régime sous lequel devait être placées respectivement la colonie du Gabon et celle du Congo fondée par Brazza, qui prenait lui-même la direction générale du gouvernement en résidence à Libreville. Le docteur Ballay, son adjoint, était nommé Lieutenant-Gouverneur du Gabon.
Le décret du 11 décembre 1888 devait réunir la colonie du Gabon au Congo pour former désormais une unité, le Gabon-Congo, placé sous l’autorité du Commissaire général Brazza.
Organisation administrative du Gabon en 1909
La restructuration administrative de 1901 avait été imposée par les circonstances troubles des années précédentes. Le Gouverneur Général Martial Merlin constatait la détérioration de la situation politique dans la colonie, ainsi que la disproportion des unités administratives appelées circonscriptions.
Origine des peuples Batou du Gabon
L’origine de la population Bantou du Gabon remonte à plus de 5 000 ans avec de forts courants migratoires ayant presque tous en commun la langue Bantou. Les peuples ont immigré au Gabon entre le 14e et le 19e siècle. Ils sont venus aussi bien du Nord que du Sud avec une certaine prédominance du Nord-est.
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La région de Libreville est probablement une des mieux connues d’Afrique centrale sur le plan archéologique. La première trouvaille fortuite, faite par un administrateur du territoire, date de 1887.
Les trouvailles suivantes vinrent en 1930. Elles étaient l’œuvre de géologues et touchaient alors l’ensemble du pays. Dans les années 1960, beaucoup de découvertes archéologiques eurent lieu dans la région de Libreville suite aux travaux qu’entraînait le développement de la ville. En 1978, un chercheur belge, Daniel Cahen, réalisa la première datation au carbone sur un charbon de bois trouvé à Owendo.
Dans les années 1980, les connaissances progressèrent grâce notamment aux travaux de Bernard Peyrot et Richard Oslisly. Dans ces mêmes années, Jean-Michel Lebigre, qui travaillait alors sur les mangroves, trouva des pierres taillées près de la Moka, une rivière située aujourd’hui en plein parc national d’Akanda.Des sites furent aussi découverts près de Kango, le long du Komo et de la Bokoué, et dans d’autres zones de l’estuaire, notamment à Oveng et Angondjé.
Premiers contacts avec I’Europe
En 1472 les navigateurs portugais, venant de Saô-Tomé et de l’Ile du Prince, atteignent les côtes du Gabon estuaire. Lopo Gonçalves est le premier à arriver au delta de l’Ogooué et donne son nom à la presqu’île de Mandji aujourd’hui Cap Lopez (1472). Rui de Sequeira arrive en pays Ngowe, au sud d’Eliwenkomi, le 25 novembre de la même année, alors que Fernâo-Vaz atteint le pays Nkomi, auquel il laisse son nom : Fernan-Vaz.

Plus au nord, les Portugais étaient entrés en contact avec les riverains de l’Estuaire Mpongwe, qu’ils allaient appeler Pongo et auquel est attaché le premier nom européen du pays : Rio Pongo ou Rio do Gabâo, (rivière du Gabon) assimilant la forme de l’estuaire à un caban ou manteau de marin, tout comme le wouri fut appelé Rio dos Camaroes (rivière des crevettes) par les marins de Fernâo Dopo.
Principales productions exportatrices du Gabon durant la colonisation
Parmi les industries établies au Gabon entre les deux guerres, il faut citer celle de la pêche à la baleine dans les eaux de Port-Gentil, organisée par la compagnie norvégienne Aktiesels Kapet-Congo qui avait une usine flottante, et une autre à Port-Gentil même, du côté du Cap Lopez.
En 1926, cette compagnie a exporté 2 125 tonnes d’huile et 873 tonnes de guano, valant respectivement 4 250 000 et 436 000 F.
Après avoir interdit la chasse à la baleine pour permettre le repeuplement de ces dernières, les autorités procédèrent à la réouverture de la chasse après la Seconde Guerre mondiale.
La compagnie norvégienne Sopecoba s’occupait de cette chasse et de la commercialisation des produits.
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Réaction à la prépondérance étrangère au Gabon entre le XIXe et XXe siècle
Conscients de la faiblesse du commerce français face aux Anglais et aux Allemands installés au Gabon, les résidents français demandèrent, en vue de freiner la compétitivité étrangère sur leur territoire:
1°) Le rétablissement des droits d’exportation ;
2°) L’augmentation des droits d’importation et la réorganisation du service des douanes;
3°) Que les marchandises débarquées en France soient frappées d’un droit dix fois moindre que celui des mêmes marchandises exportées à l’étranger ;
4°) L’institution d’un droit de vingt à trente francs par homme d’équipage pour tous les droits de balisage, ancrage, etc.
Les navires mouillant dans les eaux du Gabon devaient payer un abonnement annuel représentant quatre fois le droit d’une seule entrée toute l’année.
Récit d’une missionnaire au Gabon
Un « récit de missionnaire » au Gabon, tel qu’évoqué par les sources, pourrait se référer à l’expérience de pionniers comme le Père Bichet, honoré comme « roi » par les Nkomis, ou aux témoignages de missionnaires comme la jeune Sœur Bleue en 1948, documentant la vie quotidienne, ou encore à l’œuvre des Pères spiritains qui, à Sainte-Marie du Gabon, ont développé l’agriculture locale et introduit de nouvelles cultures. Ces récits montrent l’impact des missionnaires tant sur la culture que sur le développement économique et social du Gabon, ainsi que les défis et les interactions avec la population locale.
Réorganisation de I’enseignement au Gabon au début du XXe siècle
En 1910 l’enseignement officiel compte 4 écoles. Un décret d’avril 1911 organise l’enseignement public en Afrique Equatoriale Française.
La Première Guerre mondiale et ses conséquences ne permettront qu’une faible application de cette règlementation.
Révoltes des Mitsogo de 1904 à 1913
Les premiers signes de mécontentement vinrent de la région de la Ngounié en 1904. Les Mitsogo s’étaient soulevés contre les tentatives françaises d’occuper leur territoire.
Sous les ordres du capitaine Colonna de Leca, la deuxième compagnie du Gabon eut pour mission de briser cette révolte et de ramener les Mitsogo par la force à des sentiments moins hostiles.
Les Mitsogo évitèrent le combat. Mais en décembre 1904, sous la conduite du chef MBOMBE, ils écrasèrent les forces françaises chargées de les réprimer.
Le 6 février 1905, une colonne renforcée marcha sur eux et prit d’assaut le village de KEMBELE, avec de grosses pertes. Les Mitsogo firent le vide autour d’eux. Par mesure de sécurité le front de la Ngounié ne fut pas dégarni.
Pendant ce temps le pays Mocabe (Nyanga actuelle) commençait à se révolter contre les Blancs.
MBOMBE passa donc un accord offensif et défensif avec NZIENGUI-FUNDU, chef élu du pays Mocabe-Digayi.
En 1906, les Mitsogo se soulevèrent encore contre les Français. Ils attaquèrent de jour le poste de Mouila.
Révoltes populaires au Gabon entre le XIXe et XXe siècle
Les premières résistances populaires gabonaises à la pénétration française datent de la grâce à la « diplomatie du cadeau” et à la “politique de la canonnière” de l’Administration coloniale à être repoussés par les populations de l’Ogooué.
En 1875, Brazza, accompagné de Ballay, au Sénégal, sont attaqués par les populations Apfourous sur les bords de l’Alima ; ils ne découragèrent pas l’explorateur qui entreprit un deuxième voyage (1879-1882), puis un troisième (1883-1885) qui aboutira à la création de la colonie du Gabon et de la colonie du Moyen-Congo.
Après les voyages de Brazza, la pénétration et l’occupation de nouvelles terres à l’intérieur activa les mécontentements populaires.
La colonisation de ce fait devint plus violente à l’égard des populations signalées comme rebelles à l’administration.
En 1882, dans I’Ogooué-Lolo, les Awandji interdisent l’accès de leur pays aux Européens. Une petite guerre s’imposait.
S
Sociétés concessionnaires au Gabon durant la colonisation
Vers 1890, la France décida, à l’instar du Congo-Belge, de remettre le développement économique de I’A.E.F. à de grandes sociétés disposant de puissants moyens financiers et capables d’atteindre le résultat de leurs efforts.
Au Gabon, c’est en 1899 que furent attribuées les premières concessions. Elles comportaient de vastes territoires avec des privilèges très étendus, mais avaient en retour des obligations d’importance : redevances annuelles, contributions à l’établissement des postes de douane et de police, organisation de transports fluviaux, mise en valeur effective des terres concédées, respect des coutumes et protection des riverains.
T
Au début du xixe siècle, avant l’arrivée des Fang dans l’Estuaire, les Mpongwé occupaient la cote depuis le cap Estérias au nord jusqu’aux abords de la baie du cap Lopez au sud.
Vers l’est on les trouvait jusqu’à Donguila et le long de la Remboué et de la Mbila-gone. Ils avaient le monopole du commerce dans la région, mais leur influence s’étendait bien au-delà des limites de ce territoire exigu et leur langue était parlée par un grand nombre de communautés de l’intérieur.

Le contact avec les Européens ne leur fut cependant pas bénéfique et leur population régressa très fortement au cours du XIXe siècle. La traite atlantique avait bouleversé les rapports entre les peuples, mais son abolition les bouleversa à nouveau.
Traités d’occupation coloniale au Gabon

Les traités d’occupation coloniale au Gabon incluent des accords conclus entre la France et des chefs locaux, tels que le traité avec le roi Denis en 1842, qui a mené à l’établissement du fort d’Aumale et à la fondation de Libreville en 1849, ainsi que des traités avec d’autres chefs comme Quaben, Cobangoï, et Passol.
Parti de Gorée fin 1838 sur la « Malouine », le capitaine Edouard Bouet-Willaumez a pour mission de visiter en détail les côtes africaines et de dresser un inventaire des possibilités commerciales du Golfe de Guinée.
Il est aussi chargé de pourchasser les négriers, et de châtier les coupables de pillages de navires du Gabon.
Après trois mois de mission, la « Malouine » entre dans l’Estuaire.
La poursuite des négriers n’est guère fructueuse, cette fois. Le litige avec le Roi Kringer, à propos du pillage des navires, se règle à l’amiable, grâce au Roi Denis.
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